Politiques éducatives : Préparer des lendemains qui chantent pour nos enfants !

Quel parent ne veut pas des lendemains qui chantent pour ses enfants par amour, par devoir, par fierté, ou les trois à la fois ?

L'éducation : une responsabilité parentale

La politique familiale même si elle devenue l'apanage des pouvoirs publics est d'abord l'affaire de la famille. L'apprentissage de la courtoisie, de la rigueur, de la bonne gestion, de la combativité et toute autre vertu reste néanmoins la responsabilité primordiale des parents. N'oublions pas la transmission des valeurs aussi fondamentales que celle-ci : ma liberté s'arrête là où commence celle de l'autre s'apprend en premier lieu dans la famille. Il n'y a pas de mystère : la société sera toujours à l'image de notre manière choisie pour élever nos enfants. D'aucun pourra même surabonder en citant Rousseau qui disait que " l'homme est bon mais c'est la société qui le corrompt ". " Élever nos enfants " ! Cette expression banalisée exprime une richesse difficilement mesurable. Mais on peut tout simplement l'interpréter comme l'amour qui pousse les parents à tout faire pour hisser leurs enfants vers le succès scolaire, artistique, sportif tout en leur offrant le bien être physique et moral.

L'éducation : une responsabilité sociétale

Élever nos enfants est, dans un second temps, l'affaire de la société et de l'espace public au premier rang duquel la commune. Depuis les lois de décentralisation dont le point de départ est celle du 2 mars 1982 sur la liberté des communes, départements et régions un rôle éminent a été confié aux assemblées locales dans le domaine éducatif. Au département les collèges, à la région les lycées, à la commune les premiers pas dans le circuit éducatif : l'école primaire. Aussi, il est donc clair que le rôle dévolu à la commune est déterminant pour ce qui concerne l'accueil des enfants dans un environnement propice " au bien apprendre " et à la réussite.
Mais en dépit des efforts consentis par les municipalités, les parents se plaignent de politiques éducatives municipales mal conduites. Cela résulte souvent de l'absence de politiques de veille en matière de sécurité des bâtiments, mais aussi des stratégies de prévision bancales. Au final, c'est l'ensemble de la communauté scolaire qui pâtit de cet état de fait : les enseignés (élèves) d'abord, les éducateurs (enseignants) ainsi que toutes les personnes dévouées au bon déroulement du temps passé au sein des établissements scolaires.

Une politique volontariste au service de l'éducation

La liste que je conduis s'engage à mener une politique éducative des plus actives afin que la commune de Rémire-Montjoly continue à tenir son rang, mais l'élève davantage, car il est toujours possible de faire mieux. Comment ? Si sur le plan de la gestion des effectifs et des bâtiments les administrations locales possèdent une expérience éprouvée, mais bien peu d'entre elles s'engagent sur la voie de l'excellence. Or les activités périscolaires permettent de détecter des graines de talent dans des disciplines pour lesquelles l'éducation nationale dont le chef d'orchestre est l'Etat accorde bien peu de temps. Aussi, il m'apparaît particulièrement essentiel que les administrations locales profitent de cette opportunité pour apporter leur valeur ajoutée à la politique d'éducation nationale. Les élus souvent déplorent que la décentralisation leur a transféré simplement la gestion des murs sans pouvoir influer sur le contenu des programmes et par conséquent sur la formation.
Nous souhaitons, dans ce contexte prendre toute notre part dans la démarche multi partenariale mise en place par le contrat éducatif local (CEL). Qu'est-ce donc que ce CEL ? Il s'agit d'un dispositif mis en place par les pouvoirs publics nationaux mais permettant à la ville d'afficher et de mettre en œuvre toutes ses ambitions. Par la mise en place de projets éducatifs, les CEL peuvent solliciter tous les talents de nos enfants et accompagner ainsi l'enseignement des matières traditionnelles (langues, mathématiques, histoire-géographie etc.). Même si les CEL sont en priorité destinés aux publics en difficulté, nous ne retenons pas que cet aspect et lui préférons une action généralisante. Le temps qui intéresse la commune est le temps périscolaire (les temps d'accueil, de restauration, les études surveillées) et extrascolaire (les soirées, les mercredi, les fins de semaine, les vacances). Les activités développées doivent permettre l'émergence de : l'inventivité, la curiosité, l'esprit scientifique et d'expérimentation, la communication, la sensibilité artistique, culturelle, sportive des élèves. Mais aussi l'apprentissage de la citoyenneté ô combien importante pour l'équilibre de nos sociétés !
A l'heure où les diplômes sont dévalorisés au profit de l'argent facile et où l'école publique est affaiblie, il nous semble fondamental de réinvestir dans le rétablissement de son prestige, qui est à notre avis, la première marche à gravir pour réaliser ce dont beaucoup se gargarisent : l'égalité des chances !

Catherine LAMA


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